Tuesday, November 28, 2017

MONSEIGNEUR LE PAPE EN CET AN DEUX-MILLE-DIX-SEPT, LE 27 NOVEMBRE

Monseigneur,

Car m'adresser à vous avec le titre de "Sainteté" me répugne quelque peu.
Cela vaut également pour tous vos homonymes des autres principales religions  monotheïstes, soient-elles  chrétiennes (catholiques ou protestantes), musulmanes (shiites ou sunnites), etc..etc..

Je vois que vous me comprenez déjà.

Car il est impensable qu' un Dieu tout-puissant - si tant il est qu'il existe - puisse mettre au monde
ses enfants dans le seul but de les faire entre-gorger, massacrer, torturer, engager dans
d'absurdes guerres, se livrer aux pires massacres, à la violation systématique de petites filles, de femmes, de veuves et de jeunes hommes qui n'ont nulle faute sinon d'être différents par rapport à l'idée reçue d'un "macho" perpétuée stupidement d'un siècle à l'autre.

Un Dieu Tout-Puissant aurait créé un monde parfait.
Un Dieu Tout-Puissant aurait donné ce monde à son peuple préféré.

Le fait, Monseigneur, est qu'il n'y a pas de Dieu Tout-Puissant.
Il y a un Dieu que les hommes de pouvoir ont créé pour soumettre les plus simples, les plus pauvres, les moins instruits.

Et ce Dieu, qui est l'expression du pouvoir, s'appelle Dieu, Christ, Allah, Jahvè, Shiva, Dhamballah, etc  mais n'en reste pas moins l'expression de l'autorité humaine des élites sur les multitudes.

Cela est tellement transparent dans votre visite au Myanmar où vous avez cédé aux pressions du pouvoir en charge et renoncé a prononcer cette simple parole "Rohyngias".

Je suis, Monseigneur, avec cette conviction, quelques siècles trop tard

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné



Wednesday, November 1, 2017

NOUS AVONS EU NOTRE PART DE ROIS LÂCHES DANS NOTRE ROYAUME DE FRANCE

Monsieur le Président de l'Europe 'dite' Unie (j'ai quelques perplexités quant à cela),

Et donc nous savons.

Mais un commandant aussi lâche que Puigdemont pour la région Catalane..
là, non, nous ne l'aurions pas prévu.
Car il s'est enfui, sans penser à tous ceux qui l'avaient soutenu et qui sont
aujourd'hui à la merci de la Guardia Civil (dont les horreurs de l'ère Franco
sont bien connues).

C'est donc un lâche dont nous parlons.
Il devrait rentrer en Espagne et s'expliquer.
Et surtout, innocenter tous ses supporters.

C'est ce qu'un vrai chef devrait faire.
Tandis qu'un couard s'en va laissant
ses supporters dans le pire des brouillards.

Je ne puis signer que par mon nom
Et sans formule de politesse

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Saturday, October 28, 2017

LES COURTISANES, LES OPPORTUNISTES ET LES VIOLÉES

Madame la Marquise de Maintenon, 

Je m'adresse à vous qui eûtes l'heur de connaître à la Cour de notre Bon Roy Louis le XIVème
de son nom, les unes ainsi que les autres citées dans ce titre.

Car toutes les femmes - vous en conviendrez certainement -  ne refusent point les faveurs des puissants de la même façon.
Nous devons distinguer:

- Celles qui
trop humbles, trop nécessiteuses, n'osent ou ne peuvent point s'opposer de peur du dommage qui leur en viendrait au grand dam de leur famille. Je les plains et ne leur puis point faire grief. Ce sont des victimes et leurs violeurs méritent la plus grande condamnation et peine.

- Celles qui
fortes de leur relations et de leur famille pourraient dire non et cependant disent oui et ce, me semble-t-il, n'est point violence mais calcul de gain et d'avantage Ce sont des opportunistes qui s'infiltrent pour faire parler d'elles. Elles ne valent pas mieux que les hommes qu'elle dénoncent.

- Celles qui
tout en étant indépendantes, riches de succès et de célébrité, acceptent les avances et les "violences supposées", quitte à les dénoncer tardivement après quelques décennies, pour un regain de notoriété dans les gazettes et qui - vous en conviendrez - ne sont pas très croyables.
Elles sont complices de ces hommes honteux et devraient avoir honte d'elles-mêmes et penser à toutes celles qui, comme dans le premier cas, ont dû subir parce qu'elles n'avaient jamais parlé.

C'est un bien triste monde, Madame, que celui que nous offre le XXIème siècle. Les mêmes violences, les mêmes inégalités et bien des siècles après ce que préconisaient les révolutions industrielles et intellectuelles.

Avec beaucoup d'amertume, je suis, Madame la Marquise
Votre humble servante

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Wednesday, October 18, 2017

MONSIEUR CASANOVA !

Monsieur,

Je ne fus jamais une fervente de vos doctrines galantes mais enfin, je ne puis nier que l'appel de la chair soit puissant car notre bon Louis XIV - entre autres - mit cette discipline à l'ordre du jour lors de son règne.

Toutefois, je pensais que le temps eût fait progresser les moeurs et que la puissance pût être remplacée par
l'agrément tant de l'un que de l'autre.

Mais que diriez-vous donc, vous qui aimâtes la gens féminine et fîtes de la séduction un art, quant aux hommes de pouvoir qui forcent des femmes ?

Que diriez-vous Monsieur Casanova, de ces hommes qui - du haut de leur pouvoir politique ou économique, comme Monsieur Weinstein ou Monsieur Trump - parlent vulgairement de leurs proies comme de trophées?

Je suis certaine que les définiriez justement "horribles"
De même que tout homme qui s'impose, physiquement ou intellectuellement, à toute femme qui le rejette.

Malheureusement, Monsieur Casanova, il y a de moins en moins de séducteurs et de plus en plus de violeurs.
Car c'est violer une femme que de la poursuivre d'exclamations injurieuses.
Car c'est violer une femme que de la caresser subrepticement dans une rame de métro
Car c'est violer une femme que de la regarder avec un sourire lascif et des gestes dégoûtants.

Il y a de quoi vous regretter, Monsieur Casanova et je vous fais part de mes sentiments les meilleurs

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Tuesday, October 17, 2017

MESSIEURS LES MARÉCHAUX DE FRANCE DE TOUS TEMPS

Messieurs,

Je ne suis qu'une femme et de mon temps, l'on n'entretient point trop l'avis féminin sur une chose aussi masculine que la guerre.

Toutefois, il y a ce que l'on appelle le bon-sens et c'est là où j'entends bien entrer et donner mon jugement..

Eh bien, figurez-vous, Messieurs, (vous me pardonnerez de ne point vous nommer un par un car vous fûtes nombreux dans la gloire, ainsi qu'il paraît dans la liste que voici at qui vous dit que vous n'êtes point oubliés:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mar%C3%A9chal_de_France)

Figurez-vous - disais-je - qu'un certain aventurier, banqueroutier, détestable et vulgaire personnage nommé Trump est arrivé au sommet de cet ensemble d'États apprelés les États-Unis d'Amérique.

Monsieur de La Fayette, je vois que vous frissonnez d'horreur. Je vous comprends. Vous ne pensiez certainement pas qu'une brute ce cet acabit  pût arriver à diriger ce qui était le phare de la démocratie et qui est à présent la risée du monde entier, que dis-je, le centre de la corruption du particulier au grand dam de son peuple. 

Je vous comprends et je vous plains.
Espérons que, dans les replis des lois des États-Unis d'Amérique, il en soit une qui empêche à ce Trump aventurier d'endommager davantage ce territoire si merveilleux.

Je suis, Messieurs, dans l'attente de vos bons conseils, votre 

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné 






Friday, October 6, 2017

A MONSIEUR LE MARÉCHAL DE FRANCE, MAURICE DE SAXE

Monseigneur,

Je lus tout dernièrement certains ouvrages qui vous concernent.
Plus particulièrement, une de vos citations arrêtat mon attention:

“Une bataille perdue, c’est une bataille qu’on croit perdue.”

Merci, Monsieur le Maréchal, pour cette perle de sagesse que j'espère voir reprise
par la jeunesse qui lutte pour l'Egalité, la Fraternité, la Justice.

Non seulement en France. Car cette exigence est universelle.
Encore faut-il que  les pays qui baissent la tête commencent à la lever!

Pensez-vous que les libertés d'aujourd'hui n'ont rien coûté à ceux qui les ont acquises?
Croyez-vous que les paysans misérables des siècles derniers, les émigrants, les mineurs,
aient trouvé leur pain quotidien en s'asseyant tranquillement dans l'attente que quelqu'un
leur portât leur déjeuner?

Je crois en la maxime qui déclare que le travail ennoblit l'homme.
Trouvons donc, avec la juste législation, le moyen de donner à tous les migrants qui arrivent, quelqu'occupation d'intérêt social qui leur donne un peu de dignité et qui, en même temps
leur reconnaisse une contribution positive.

Peut-être, alors, les citoyens les verront-ils avec un autre oeil.

Cher Maréchal, mais que le monde d'aujourd'huy est donc bien compliqué.
J'attends vos commentaires car, enfin, je me rends bien compte que je dois vous sembler
révolutionnaire. Mais non, Cher maréchal: je suis simplement raisonnable.

Avec mes remerciements pour votre attention et votre habituel esprit,
Je suis
Votre bien Humble amie

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné



Monday, October 2, 2017

MONSEIGNEUR HENRI VIII - ROI D'ANGLETERRE

Majesté,

J'ai toujours apprécié - quoique je ne l'aie point publié - l'esprit de rupture dont vous fîtes preuve lors de votre union avec Madame Boleyn, et, quel que fût votre objectif, vous libérâtes nombres de personnes de l'autorité Vaticane. Je suis moins d'accord avec votre décision de faire couper le cou délicieux de Madame Boleyn pour vous libérer d'elle mais j'imagine que ce que le roi veut...etc

Vous vous mîtes contre Rome, contre le Vatican pour poursuivre non pas la conquête d'une demoiselle mais de l'indépendance de votre royaume envers Rome. La laïcité contre une religion. Le peuple contre les dogmes. Grande et digne décision.

Cela me revient à l'esprit lors des événements récents des Etats Unis d'Amérique.
Chaque fait criminel de masse voit aussitôt générer une réponse automatique "Thoughts and Prayers c'est à dire pensées et prières".

Je suis certaine, Majesté que quelques unes de ces formules soient sincères mais elles sont tellement galvaudées qu'elles semblent des formules toutes faites.

Moi, qui suis mi-française et mi-anglaise, avec quelque progéniture des États-Unis d'Amérique et d'Italie
(car enfin, sait-on jamais où nos conjoints ont joui), je souhaite que l'esprit de la progéniture anglaise de vos temps ne soit pas obnubilée par ces mouvements faux-religieux  qui mettent dieu partout où c'est l'homme qui accomplit des désastres.

Je suis, Monseigneur
Votre Humble Servante

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné.

Sunday, September 17, 2017

MONSIEUR JEAN ROSTAND


Mon Cher Rostand, 

Il me vient à l'esprit, en ces jours si sombres, en cette époque où l'obscurité semble
gagner du terrain sur la raison, de maints écrits et mots qui vous sont dûs et
que je n'oublie point.

Si votre père fut un auteur que nous pouvons à bon escient aujourd'huy définir 
classique - définition réductive car son Cyrano, son Aiglon, etc, sont beaucoup 
plus que de beaux textes de théâtre - vous lui avez démontré que les fils sont 
quelquefois dignes, au delà du possible, des facultés intellectuelles de leurs pères 
(et mères, permettez-moi d'ajouter).

J'ai récemment relu certains de vos ouvrages que j'avais appréciés lors de mon
plus jeune âge. Je n'y ai rien vu que je ne puisse apprécier en ces jours.

Quelques phrases, plus particulièrement prises de votre "Pensées d'un Biologiste", 
me frappèrent et façonnèrent ma pensée. 

Entre toutes, en ces jours où l'Intelligence Artitificielle devient réalité, je cite:
"Le surhomme? Peut-être fabriquerons-nous un jour ce qui nous comprendra."
(Notes d'un Biologiste, 1954). C'était il y a 63 ans.  

Mais, en ces temps où toute religion est motif de guerres sans pitié, sans règles, 
sans un sens logique, je veux également citer
"On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes, on est un 
conquérant. On les tue tous, on est un dieu"

Que pourrions-nous ajouter en guise de commentaire, qui ne soit superflu?

Simplement que nous avons besoin, à présent que l'obscurité s'accroît sur cette 
petite planète, de penseurs qui, comme vous, ne s'attachent point au jour le jour; 
des penseurs qui voient plus loin que les sites sociaux de messages instantanés.

Des penseurs qui pensent et ne poursuivent point des modes pourront peut-être
nous apporter cette lueur qui s'appelle "espoir".

Je suis, Cher Rostand, avec beaucoup de gratitude
Votre admiratrice

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné


https://en.wikipedia.org/wiki/Jean_Rostand




  

Thursday, September 14, 2017

MONSEIGNEUR, CARDINAL DE RICHELIEU

Monseigneur,

Je lis dans les chroniques de ces temps, tout autant tumultueux que ceux de notre époque (car nos biographies se croisent, n'est-ce pas?) que de nombreux conflits religieux causent bien des victimes
un peu partout dans ce monde que nous pensions avoir découvert comme un nouvel Eden.

Je ne puis que regretter que les tous les Chefs d'Église de ces jours aient moins de jugement et de pragmatisme que celui dont vous fîtes preuve lors de l'Édit de Nantes qui, quoique signé par notre bon Roy Henry IV, fut essentiellement votre oeuvre.

Que cet Édit ait ensuite été abrogé par Louis XIV démontre combien les politiques sont myopes par rapport aux vrais stratèges qui voient loin.

C'est ce qui advient en ces jours où, après quelques décennies de paix religieuse (relative), de nouveaux foyers de destruction naissent un peu partout.

Quoique je ne puisse me dire une admiratrice de Messieurs Marx et - surtout - Hegel qui lui inspira ses textes, je dois toutefois admettre, obtorto collo, qu'ils avaient vu clairement quelle serait l'arme des conflits à venir: les religions et, surtout, le pouvoir que ces religions donnent sur des populations illettrées, craintives,
dépendantes de quiconque ait un minimum d'ascendance sur elles.

Je ne parle pas seulement du tiers-monde, mais également de peuples que nous croyons civilisés.
Tels que, par exemple (ah! Monsieur le Marquis de la Fayette) les États-Unis d'Amérique où, des siècles après l'abolition de l'esclavage, nombre de bien-pensants rejettent les populations importées simplement parce que leur peau n'est pas blanche. Nombre de prélats les guident en cette indécente croisade.

En cette époque, Monseigneur, où l'on pense de coloniser des planètes lointaines, ne serait-il point le cas de coloniser - avant tout - notre propre planète de façon à la faire raisonner comme vous le fîtes en 1598 ?

Je vous prie de m'excuser si j'ai abusé de votre temps et de votre patience. Je ne pouvais, en aucun cas, adresser ces pensées qu'à votre Éminence et suis certaine que votre intelligence me vaudra votre indulgence.

Je suis, Monseigneur, avec toute mon admiration

Votre Humble Servante
Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Sunday, September 3, 2017

MONSIEUR PASCAL: QUE SAVONS-NOUS DE NOS ENFANTS....

...et que savent-ils de nous, leurs parents?

Mon Très Cher Pascal,

Vous êtes bien conscient que vos enseignements ont vécu au delà de vos temps.
Vous et moi, ainsi que maints de nos amis, ont franchi le Rubicon.
Cependant, nos pensées continuèrent et firent de la France, cette Belle France, une nation
parmi les plus puissantes.
Mais nos enseignements sont aujourd'hui menacés par ces petits hommes qui n'ont point de
vision du futur.
Il cabotent en fonction de pourcentages d'agrément.
Il naviguent sans bien savoir où il vont.
Ce pauvre petit Macron !
Un petit fonctionnaire qui me fait tant penser à cette fable de Monsieur Jean de la Fontaine:
La Grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.
Mais nous pourrions tout aussi tant citer La Mouche et le Coche.

La morale, Mon Cher Pascal, est que nos gouvernements ne pensent qu'à l'instant présent
et que nous, les parents de la génération future, acceptons toutes les décisions sans penser
que notre progéniture pourrait ne pas avoir le même sentiment.

Nous demandons-nous, hommes et femmes du passé, ce que veulent nos enfants, hommes
et femmes du futur ?

Nos assemblées sont pleines de vieillards mais orphelines de jeunes générations.
Avons-nous le droit, nous, de décider de leur futur sans les consulter ?

Merci de m'avoir écoutée et dans l'attente de vos observations et réparties,
Je suis, toujours avec beaucoup d'admiration,

Votre lectrice assidue

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné 


Sunday, June 11, 2017

MAESTRO VERDI !

Très Cher Maestro Verdi,

Les siècles passent et se rattrapent.

Ainsi, moi, qui vécus du temps de notre Très Puissant Roi, Louis le Quatorzième de son nom, je sais de quoi je parle lorsque je définis les courtisans.
Et cette réflection naît d'entendre encore avec délices cet "aria" : Cortigiani, Vil Razza Dannata de votre opéra "Rigoletto"



Toutefois, il  n'y a pas qu'une catégorie de courtisans, cela n'est que trop certain.
1.
Il y a les courtisans de complaisance: êtres ondivagues avec peu de cervelle qui suivent les courants dans leur béate ignorance.Ils sont généralement inoffensifs: en ces jours, aux Etats-Unis d'Amérique je pourrais citer un certain Monsieur Spicer, Attaché de Presse di Président, qui me semble bien pitoyable.

2.
Plus dangereux sont les courtisans d'avidité: ceux qui ne pensent qu'à gagner beaucoup de faveurs, d'argent, de placements pour leurs parents et amis.
Ah! notre bon Roi Louis XIV n'en a-t-il pas connus de ces parasites, prêts à se vendre d'un régime à l'autre afin de pouvoir continuer de vivre aux dépens de l'État! Il y en trop, dans l'entourage de ce Président Trump mais quelques-uns me viennent à l'esprit: Madame Sarah Huckabee Sanders, Madame Kellyann Conway..
Tiens donc! Montespan enseigne qu'être femme a ses avantages quoique, dans ce cas, je suis presque certaine que cela ne passe pas par le lit ... (faudrait-il que Monsieur Trump soit désespéré pour vouloir...ehm ehm.).
Je pense que ces dames sont au delà de toute tentation!

Voyez, Monsieur Verdi, Très Cher Maestro, quelles pensées suscitent vos oeuvres.
Vous fûtes si bon interprète des passions humaines et de leurs dérives.

Malheureusement les petites gens se font facilement manipuler par ceux qui promettent des miracles et ne se rendent point compte que le vrai miracle, c'est que celui qui raconte des fables s'enrichit à leurs dépens.

Ce qui me fait souvenir d'une fable de mon bon ami Jean de la Fontaine.
Mais de cela, je parlerai un peu plus tard.

Avec mon admiration inconditionnelle,
Je vous prie d'agréer, Très Cher Maestro

Mes salutations les plus chaleureuses

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné


Sunday, May 28, 2017

TRÈS CHER MAESTRO ROSSINI

Maestro!

Je vous suis redevable de très grand plaisir, de par-deci et delà les siècles (mais un siècle ou deux de plus ou de moins...que nous importe, n'est-ce pas, puisque vos opéras et mes épîtres les traversent ainsi qu'un joli pied un ruisseau ?).

J'eus le bonheur, il y a deux jours, de me trouver dans cette merveille de ville qui semble flotter sur les eaux.
Vous avez compris que je parle de Venise.
Eh bien, figurez-vous que l'on y donnait l'un de vos opéras: Le Barbier de Séville, pour lequel Monsieur de Beaumarchais - qui ecrivit le texte original - eut beaucoup de problèmes.

Le théâtre La Fenice, qui fut un temps incendié et merveilleusement reconstruit,  a reproduit, en sa saison actuelle, votre oeuvre avec beaucoup de bonheur.
Le site de nos amis anglais qui parle de théâtre avec expertise, décrit ce spectacle bien mieux que ne le pourrait ma plume.
Vous pouvez vous en rendre compte ici

Ce fut une soirée très agréable avec d'excellents interprètes, dans un cadre délicieux.
Je quittai, le lendemain matin le centre de la Sérénissime, (avant que n'arrivassent les hordes de mécréants, vendeurs à la sauvette, touristes ignorants et barbares de diverses provenances), avec une vue imprenable
et réminiscente de Venise telle qu'elle fut: belle, élégante, cultivée.

Je vous remercie, Maestro, avec toute ma gratitude et je suis, en tous temps
Votre Fidèle Admiratrice

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné




Saturday, May 20, 2017

LES TROUVÈRES, TROUBADOURS, POÈTES ET CHANSONNIERS

A tous ceux qui se proclament Français et qui ont chanté notre douce France,

Trop nombreux pour vous nommer tous, tant que vous êtes !
Je vous remercie d'avoir aimé notre beau Pays.
Je vous remercie de l'avoir décrit, adoré, chanté, écrit, pensé et jusqu'à mis en ballet.

Je remercie, d'au-delà les siècles tous ceux d'entre vous qui, encore, comprennent et illustrent
ce que signifie que l'esprit français.

L'Esprit français, c'est par dessus tout l'expression d'un désir:
- le désir d'un monde meilleur
- le désir de l'égalité
- le désir que chaque personne qui arrive en France
          puisse se sentir française, si....
...si toutefois cette personne partage les valeurs françaises établies depuis des décennies
          et qui ont coûté bien du sang.
Sinon, mieux vaut-il pour qui ne partage point cet objectif, d'aller ailleurs.
Nul pays, nulle communauté ne peut recevoir en soi les germes qui la détruiront.

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Monday, May 15, 2017

VOTRE MAJESTE' MONSEIGNEUR LOUIS LE QUATORZIÈME

Sire!

Je craignis que le temps de l'absolutisme - après votre décès, celui de votre héritier Louis le XVème et surtout de votre petit-neveu  Louis le XVIème (que nous aimâmes beaucoup mais qui eut le malheur de reigner lors de moult turbulences et dont la tête fut indignement tranchée) fût révolu.

Et bien, non, Monseigneur.

Car en ces contrées que Monsieur le Marquis de Lafayette connut si bien pour en défendre les principes de liberté, égalité et fraternité, il est un Tyran auquel nul n'ose s'opposer.

C'est un homme nommé Trump qui a à son compte une quantité de banqueroutes, d'affaires véreuses, de déclarations de taxes douteuses et qui ne pense qu'à lui-même.

Ce qui m'indigne, Sire, c'est qu'il pense pouvoir usurper vos pouvoirs universels, renier ses promesses de défendre les pauvres et les opprimés et se jouer de toutes règles et lois.

Ce qui m'indigne d'autant plus est que le parti (de droite) qui devrait défendre le droit et la loi, soit complaisant et le défende.

Lors, si le Pays des Droits de l'Homme devient le pays des droits d'un homme corrompu,
que nous reste-t-il ?

Je vous fais ma révérence, Sire, avec beaucoup d'amertume, car je vois que certains vous imitent mais sans votre vision d'un plus souverain intérêt.
Ce Monsieur Trump n'a que son propre, égoïste, intérêt.
Il ne mérite que notre mépris.

Votre très fidèle (malgré vos excès)
Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Tuesday, April 25, 2017

MONSIEUR JOHANN SEBASTIAN BACH

Cher Maître,

Vous nous déliciâtes si longtemps avec vos compositions, et le faites encore en ces temps turbulents.

https://www.youtube.com/watch?v=0FdNlhZAYBE


J'écoute vos notes et ne comprends point pourquoi une Europe qui se veut unie ne puisse investir davantage de ses ressources dans le monde universel de la musique.

Les programmes de cette Europe (ainsi que de cette Amérique du Nord) semblent ignorer la puissance du message musical.

Les pays occidentaux continuent de décimer les programmes de développement des Conservatoires.
Ce pendant, les pays asiatiques financent - avec beaucoup de sagesse - les conservatoires de leurs pays: Japon. Chine, Corée, etc.

C'est ainsi que votre leg continuera malgré cette occidentale tendance d'ignorer ou même de supprimer ce qui fut sa splendeur et son orgueil: la culture!

Vous survivrez à la nouvelle époque Occidentale des barbares, grâce à ceux qui furent définis barbares mais avaient, et ont encore, une civilisation bien plus ancienne que celle de nos pauvres Occidentaux.

Je vous prie, Cher Maître, d'accepter mon hommage et mon admiration à tout jamais.

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Monday, April 24, 2017

MONSEIGNEUR LE PAPE - CITE' DU VATICAN

Très Saint Père,

Vous êtes le pasteur des âmes en ce bas monde.
Vous êtes donc le père de chacune des petites brebis qui paissent dans les lieux que Dieu a créé.

Expliquez-moi donc pourquoi les petites brebis qui ont travaillé pendant des siècles, sous le lourd joug de votre Église, doivent aujourd'hui, après d'indicibles sacrifices pour donner un avenir plus décent à leurs fils, renoncer à tant soit peu de ce bien-être en faveur de qui n'a jamais travaillé un seul jour dans sa vie ?

Ne faites-vous pas un peu de confusion entre bien-être spirituel et bien-être matériel?

Ne devriez-vous point, Très Saint Père, montrer l'exemple en vous défaisant de cette merveille qu'est le Vatican et en fixant votre résidence en quelque désert d'où vous puissiez prêcher la pauvreté, l'humilité, l'universalité ?

Je comprends que cela soit difficile, mais ce n'est point impossible à un Pontife qui - entre les très rares souverains absolus, peut tout faire et tout décider.

Alors, très Saint Père, foin des sermons et montrez donc l'exemple!

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné 

Sunday, April 23, 2017

HERR GUTENBERG, (MAINZ), MESSER MANUZIO (VENEZIA)

Messeigneurs,

C'est ainsi que je me dois de m'adresser à vous car la noblesse de vos faits vous met
bien au-dessus de nombre de nobliaux dont l'Histoire n'a point conservé la mémoire.

Je vous suis redevable de beaucoup, car, sans votre oeuvre, mes écrits qui sont encore
aujourd'hui publiés et re-publiés, se seraient sans aucun doute perdus.

Je ne dirai point plus car c'est à vos biographies qu'est aujourd'hui adressée ma missive.
Afin que personne, jamais, n'oublie que l'information d'aujourd'hui est fille (quelque fois,
au XXIème siècle, dégénérée - je l'admets avec grande tristesse) de votre savoir et de
votre génie.

Je renvoie donc mes lecteurs à des références qui bien illustrent vos biographies et suis,
en tous temps et à jamais

Votre bien reconnaissante Amie, au delà des siècles.

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Gutenberg
Manuzio
also known as
Aldus Manutius

Thursday, April 20, 2017

ALLONS ENFANTS DE LA PATRIE !

Monsieur Rouget de l'Isle!

Mes ancêtres se retournent sans doute dans leurs cercueils en m'entendant m'adresser à vous de cette sorte.
Mais les temps changent.
Il faut que, de l'au-delà, il s' en fassent une raison.

Notre douce France vit un moment crucial.
De maintes parts, nous voyons des opportunistes  - tels qu'un certain Monsieur Macron -
qui assurent être le futur de la France.
Mais quel futur?
Celui des banques omni-puissantes?
Et que fit donc ce Monsieur Macron, lorsqu'il était le Ministre de ce Monsieur Hollande que les Français ont défini comme le pire de tous les Présidents de la République Française ?

Je crois, Monsieur Rouget de l'Isle, que cet hymne que je n'entends jamais sans frissoner, nous dit beaucoup plus que tous les slogans égoïstes que les Macron, les Le Pen nous chantent. Par absurde, je trouve Monsieur Mélanchon plus sincère. Dommage qu'il soit en retard d'un siècle.

Alors, le seul candidat crédible, qui ne parle pas seulement de choses futiles ou nuageuses, c'est - je crois - Monsieur Fillon qui a certe fait des erreurs mais qui est néanmoins le seul candidat avec un programme concret et viable.

Faut-il, Monsieur, que nous devions ressusciter de notre éternel repos pour dire ce qui devrait être évident ?

Mes hommages à votre hymne que je perçois aujourd'hui comme mien.
Car cette Douce France m'est chère autant qu'à vous et je souhaite que le meilleur des candidats, celui qui la connaît le mieux, puisse la gouverner finalement comme elle le mérite.

Avec ma reconnaissance pour ces notes et lettres que vous donâtes à tous les Français.

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné  

MONSIEUR VAN BEETHOVEN

J'entends en ces jours, d'outre-tombe, l'écho de vos immortelles notes lors d'une des rééditions de vos oeuvres. L'Hymne à la Joie. C'est le symbole d'une Europe que certains égoïsmes veulent étouffer.

https://www.youtube.com/watch?v=rOjHhS5MtvA

J'eus le privilège de parcourir, sur vos pas, certains de vos itinéraires autrichiens et - plus particulièrement - cette délicieuse petite auberge (Gasthof) sur les haut-lieux de la belle ville de Vienne (Wien disent les Autrichiens) en Autriche.

Là, tous encore vous admirent et vous regrettent comme si vous eussiez été - hier encore - leur bon compagnon.
Et vous le fûtes sans aucun doute puisqu'après si longtemps, ils parlent de vous comme si c'était hier.

Nous étions - là, dans cette auberge -  si heureux de cette bonne fortune qui manqua en votre vie et qui cependant vous célèbre encore, quelque deux siècles plus tard, pour vos oeuvres immortelles, que nous célébrâmes même un peu trop (j'ai honte de le dire).

Freude..freude...oui, la joie intemporelle, universelle, la joie de vivre, la joie d'être ce que l'on est.
Vous aviez tout compris, mon Ami!

De cela, moi, qui me prive en votre présence, de mon titre et ne me signe que

Marie de Rabutin Chantal
Votre Amie

Vous remercie de tout mon coeur.

Saturday, April 8, 2017

MONSIEUR LE MARQUIS DE LAFAYETTE

Cher Ami,

Eussiez-vous jamais pensé qu'un jour, quelque coquin pût se valoir des libertés conquises - avec votre concours - pour s'asseoir en ce lieu de libertés que devait être le siège des États Unis d'Amérique?

Nos amis d'Amérique (soi-disant États Unis...mais qui me semblent plus désunis que jamais) ne prévoyaient pas - sans doute - ce summum d'ignorance qu'est l'actuel Président .

Nous eûmes à nous plaindre d'un Sarkozy, d'un Hollande, tous à l'enseigne de la médiocrité. Eh bien, comparés à Monsieur Trump, ils font figure de (presque) simulacres de Talleyrand.

C'est tout dire.

J'ose espérer que le prochain Président à l'Élysée sera de taille a s'opposer à ce Monsieur Trump.
En ce moment, je ne vois que Monsieur Fillon qui, attaqué de partout, a encore la dignité de ne point rebattre et de parler de ses projets, de ses programmes.

C'est ce que l'on attend d'un candidat à la plus haute charge de cette République qui coûtat la vie a maints de mes amis. Que le sang versé ne le fût point en vain!

Votre Amie qui admira votre sublime inconscience et votre courage

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Wednesday, April 5, 2017

MONSIEUR JEAN D'ORMESSON

Très Cher Monsieur d'Ormesson,

 Vous consentirez à cette très vieille dame (diantre, j'entre dans mon ennième  siècle!) de vous faire part de mes pensées d'outre-tombe (quoiqu'elles ne rejoignent point les sommets de celles de ce cher Chateaubriand).

Je lus vos oeuvres et,  grâce à ces merveilles appelées cinéma et télévision, je pus voir une très belle reproduction animée de ce chef-d'oeuvre qu'est votre "Au Plaisir de Dieu".

Cela illumine de façon inéquivocable le sens de sentiments distants et pourtant proches, conflictuels et cependant parallèles, suspendus entre les générations qui séparent passé et présent.

Mais le séparent-ils vraiment?

Je vois en ces jours un retour aux vieilles formules.
Un certain Monsieur Trump, un banqueroutier répétitif qui construit des hostels un peu partout, en dépit de l'éthique,  est devenu président des Etats Unis d'Amérique! 
Je crois que Monsieur le Marquis de Lafayette doit se retourner dans son cercueil, ainsi que les Pères Fondateurs de cette grande Nation.

Ce Trump banqueroutier, dont l'ignorance égale son égo, gouverne aujourd'hui  cette grande Nation née à l'insigne de la liberté et la saccage méthodiquement.

Quelle tristesse. 
D'autre part, notre belle France ne vit point une période plus glorieuse. 
Après ce Monsieur Quelconque appelé Hollande, nous avons, parmi les candidats à la Présidence, un mini-Hollande appelé Macron vers lequel convergent toute une meute de médiocres à la chasse de la "place".

Je me demande si c'était bien la peine de couper le cou à notre Bon Roi Louis le XVIème et à notre Reine Marie Antoinette (en Scandinavie et aux Pays-Bas, le peuple aime ses rois même au XXIème siècle) pour laisser la place à des Hollande, à des Macron avec leurs cours des miracles, leurs favorites, compagnes, etc.

N'est-il donc pas vrai que plus ça change, plus c'est la même chose? 

Je vous remercie de vos notes écrites qui sont toujours une source de réflection à laquelle je ne voudrais, en aucun cas, me soustraire et je suis, Monsieur,  votre fidèle

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Wednesday, January 18, 2017

MONSEIGNEUR DE RICHELIEU

Monseigneur,

Je m'adresse à vous qui êtes Armand Jean du Plessis, Cardinal-Duc de Richelieu et duc de Fronsac et surtout Fondateur de cette merveille qu'est, depuis que vous la fondâtes,  l'Académie Française, pour vous soumettre mes doléances ainsi que celles de maints des habitants de notre Douce France.

Il se fait, Monseigneur, que notre beau language de plus en plus massacré par de vastes populaces qui n'ont de français que leur carte d'identité, est en outre massacré par des projets de lois qui en définissent l'objectif.

Je lis ce jour de bien inquiétantes nouvelles
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/01/16/31003-20170116ARTFIG00288-grammaire-simplifiee-a-l-absurde-le-predicat-vous-dis-je-le-predicat.php

Les nouvelles lois qui décident que tout est permis, tous est fluctuable et qu'enfin, quelle valeur les règles d'une langue ont-elles puisque les incultes, les ignorants, les analphabètes volontaires crient haut, plus haut que les règles de siècles de culture, qu'elles sont absurdes.

Non, Monsieur le Cardinal,
Elles ne sont pas absurdes.
Elles sont la somme de siècles de culture.
Elles sont la somme de siècles d'idéalisme patriotique.

Que les Français ne se méprennent point!
Les vrais Français aiment leur langue (avec une grammaire et une orthographe correctes)
Les vrais Français aiment leur pays, leur province, leur ville, leur hameau tels qu'ils sont

Seuls ceux qui haïssent la France, terre de culture et d'accueil, veulent que sa culture, sa façon de vivre, doivent s'adapter à la pensée des derniers-venus.

Je pense, Monseigneur, quant à moi, que ceux que nous hébergeons à nos frais, doivent au moins nous respecter.

Je pense, Monseigneur, que les législateurs qui imaginent des lois si absurdes n'aiment point notre douce France.

Je pense, Monseigneur, que de tels législateurs ne devraient même point jouir d'être citoyens français.

Veuillez accepter, Monsieur le Duc,
L'expression de ma plus vive estime ainsi que de mon inconditionnelle admiration.

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné