Monsieur,
J'eus l'heur et le privilège de connaître votre pays lors des années qui suivirent l'indépendance de votre grande Nation.
C'était, en ce temps-là, l'époque de Monsieur le Président Boumédienne.
Les entreprises européennes (non seulement françaises mais également allemandes, italiennes, espagnoles) étaient prêtes à investir en Algérie car elles envisageaient des profits (comme toute entreprise commerciale)
et il est bien vrai qu'il faisait bon, en ces temps, d'être à Alger.
Moi, un membre mineur d'une entreprise multinationale Italo-Germano-Française (j'étais officiellement traductrice), j'habitais alors a El-Biar et, avec ma voiture, j'emmenais les jeunes Algériens sur les chantiers
et je me souviens que l'on s'amusait énormément à passer à travers les villages où mes passagers saluaient leurs parents avec joie.
J'avais alors 29 ans, je me promenais tranquillement dans la ville d'Alger et jamais je ne me sentis peu protégée ou menacée.
J'allais faire le marché et je rencontrais les commerçants auxquels j'achetais leurs marchandises - sans d'ailleurs trop marchander - car étant de l'Europe du Nord, le marchandage ne faisait pas partie de ma philosophie.
Un de ces marchands me conseillait d'aller à Tipaza
J'ai encore une tête en pierre - merveilleuse - que j'achetai là-bas.
La question que je me pose est: pourquoi sommes-nous passés d'un rapport somme toute pacifique à un rapport de conflits qui a éloigné des milliers de jeunes Algériens de l'Algérie pour vivre dans des cités (ghettos) en France où ils ne sont plus ni Français ni Algériens.
Car c'est là la question
Donner un avenir aux Algériens
Surtout en Algérie.
Mais un viel homme impuissant géré par des forces militaires peut-il décider pour eux ?
Non, comme une Première Ministre anglaise qui gère un référendum décidé par les vieilles générations ne peut décider du sort des jeunes générations.
Il faut savoir faire un pas en arrière
Tant en Algérie
Qu'en Grande Bretagne
Car le problème est le même
Du haut de mes quelques siècles je suis, avec mes salutations les plus distinguées,
Monsieur,
Votre Correspondante
Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné
PS. Je m'adresse à un futur gouvernant au masculin car il serait trop utopiste de penser que le prochain chef du gouvernement puisse être une femme...n'est-ce pas ?
Monday, March 25, 2019
Thursday, March 7, 2019
MESSEIGNEURS LES ARCHITECTES
Messires les Architectes Fameux,
Je m'adresse ainsi à vous, en dépit de la bienséance, qui voudrait que je cite chacun de vos noms et qualités.
Mais vos noms et titres seraient trop nombreux, à partir de ce premier hominide qui mit pierre sur pierre pour construire un abri qui fût agréable à la vue et fonctionnel à ses occupants.
L'architecture n'est point, contrairement à ce que l'on perçoit aujourd'hui, l'apothéose d'un homme par la publicité mais la reconnaissance du génie d'un homme qui a compris l'essence même de l'architecture.
Je connus un homme (qui n'était même pas architecte, mais comprenait mieux que tant d'autres le concept de l'architecture) qui me dit un jour: construire, cela commence à partir de l'être humain (ou, comme il le disait si bien en Italien "Il costruire comincia con l'Uomo")
Comment, sinon, comprendre les horreurs que des soi-disant architectes ont pu concevoir dans les banlieues
en France et ailleurs qui ne sont plus des habitations mais moins que des fourmilières.
Car, voyez-vous, dans les fourmilières, il y a du génie qui tient compte des besoins et des exigences des individus et des communautés.
Ces atroces constructions en béton armé qui n'ont d'autre but que de faire enrichir des constructeurs ont perdu toute dignité d'être définies habitations.
Elles sont la négation de ce que l'architecture devrait être: un lieu idéal de rassemblement qui comprenne le présent et, surtout, pour ceux qui vont y habiter, un futur. Un futur autre que la survivance.
Un futur qui puisse déraciner le sentiment d'abandon, de solitude, d'inéluctabilité.
L'architecture peut donner un futur à des communautés qui n'ont plus rien à perdre et donc n'attendent plus rien. Elle peut aider à construire, car c'est sa vocation. L'architecture DOIT naître en fonction des attentes des populations qu'elle devra non seulement abriter mais aussi aider, développer, dans leurs besoins et dans leurs aspirations.
L'achitecture des soi-disant cités doit penser au futur de ses habitants.
De quoi a besoin la population d'aujourd'hui? C'est cela la question que nous devons nous poser.
Aujourd'hui, surtout dans certains pays qui ont des territoires encore largement non-habités, il est opportun de penser à de moyens agglomérats qui comprennent des fonctions essentielles, en somme, arrêtons de construire des cités et pensons à construire des villages, de petites agglomérations qui tournent autour du Tabac-journaux; de l'épicerie, de la boulangerie et formons des jeunes aux professions requises par ces villages: le vétérinaire, le médecin généraliste, le notaire.
Repensons, en somme, les "cités" aliénantes en termes de petites communautés construites autour de citadelles de services comprenant, naturellement, un hôpital, un hôtel de police, des services communs (poubelles, etc).
L'architecture doit être au service des personnes et non au-dessus d'elles.
Si nous ne comprenons pas cela, et ne le faisons pas comprendre à nos gouvernements, nous serons bientôt dans des habitats qui rappellent Blade Runner de Ridley Scott (1982) https://www.imdb.com/title/tt0083658/
Vous pouvez voir, Messires, que je suis loin d'ignorer les temps qui courent et, de mon XVIIème siècle, je me renseigne assez bien.
Je vous implore de penser moins à vous-mêmes et un peu plus à ces populations que vous utilisez comme de petits personnages sur vos simulations en 3D.
Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné
Je m'adresse ainsi à vous, en dépit de la bienséance, qui voudrait que je cite chacun de vos noms et qualités.
Mais vos noms et titres seraient trop nombreux, à partir de ce premier hominide qui mit pierre sur pierre pour construire un abri qui fût agréable à la vue et fonctionnel à ses occupants.
L'architecture n'est point, contrairement à ce que l'on perçoit aujourd'hui, l'apothéose d'un homme par la publicité mais la reconnaissance du génie d'un homme qui a compris l'essence même de l'architecture.
Je connus un homme (qui n'était même pas architecte, mais comprenait mieux que tant d'autres le concept de l'architecture) qui me dit un jour: construire, cela commence à partir de l'être humain (ou, comme il le disait si bien en Italien "Il costruire comincia con l'Uomo")
Comment, sinon, comprendre les horreurs que des soi-disant architectes ont pu concevoir dans les banlieues
en France et ailleurs qui ne sont plus des habitations mais moins que des fourmilières.
Car, voyez-vous, dans les fourmilières, il y a du génie qui tient compte des besoins et des exigences des individus et des communautés.
Ces atroces constructions en béton armé qui n'ont d'autre but que de faire enrichir des constructeurs ont perdu toute dignité d'être définies habitations.
Elles sont la négation de ce que l'architecture devrait être: un lieu idéal de rassemblement qui comprenne le présent et, surtout, pour ceux qui vont y habiter, un futur. Un futur autre que la survivance.
Un futur qui puisse déraciner le sentiment d'abandon, de solitude, d'inéluctabilité.
L'architecture peut donner un futur à des communautés qui n'ont plus rien à perdre et donc n'attendent plus rien. Elle peut aider à construire, car c'est sa vocation. L'architecture DOIT naître en fonction des attentes des populations qu'elle devra non seulement abriter mais aussi aider, développer, dans leurs besoins et dans leurs aspirations.
L'achitecture des soi-disant cités doit penser au futur de ses habitants.
De quoi a besoin la population d'aujourd'hui? C'est cela la question que nous devons nous poser.
Aujourd'hui, surtout dans certains pays qui ont des territoires encore largement non-habités, il est opportun de penser à de moyens agglomérats qui comprennent des fonctions essentielles, en somme, arrêtons de construire des cités et pensons à construire des villages, de petites agglomérations qui tournent autour du Tabac-journaux; de l'épicerie, de la boulangerie et formons des jeunes aux professions requises par ces villages: le vétérinaire, le médecin généraliste, le notaire.
Repensons, en somme, les "cités" aliénantes en termes de petites communautés construites autour de citadelles de services comprenant, naturellement, un hôpital, un hôtel de police, des services communs (poubelles, etc).
L'architecture doit être au service des personnes et non au-dessus d'elles.
Si nous ne comprenons pas cela, et ne le faisons pas comprendre à nos gouvernements, nous serons bientôt dans des habitats qui rappellent Blade Runner de Ridley Scott (1982) https://www.imdb.com/title/tt0083658/
Vous pouvez voir, Messires, que je suis loin d'ignorer les temps qui courent et, de mon XVIIème siècle, je me renseigne assez bien.
Je vous implore de penser moins à vous-mêmes et un peu plus à ces populations que vous utilisez comme de petits personnages sur vos simulations en 3D.
Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné
Sunday, February 17, 2019
MONSEIGNEUR GIORDANO BRUNO
Ce jour, hélas, pour avoir exprimé votre libre pensée, vous fûtes brulé vif, par ordre du Pape en un lieu amène dit "Campo de' Fiori" à Rome.
Mais votre pensée n'a pas été brûlée avec vous et survit, quoiqu'avec beaucoup de difficulté, à votre mort.
Vous fûtes, hélas, une des nombreuses victimes d'un credo religieux intolérant, qui se déguise aujourd'hui comme une église écuménique pour mieux enrôler toutes sortes de personnes qui, ne croyant à rien peuvent penser de croire en quelque chose.
Je pense à vous et à tous autres penseurs qui nous demandèrent de raisonner avec notre tête et non avec les diktats de prélats imbus de leurs fonctions et envoûtés de pouvoir.
Chrétiens, Catholiques, Musulmans, Juifs, tous se servent des masses populaires et des superstitions pour affirmer leur pouvoir. Mais ils se gardent bien d'êtres aux premières lignes.
Lâches, il envoient les autres et les fils des autres combattre leurs inutiles batailles, cependant qu'ils font recette - comme le fit ce Monsieur Arafat qui se disait le représentant des pauvres Palestiniens - des remises de tous les plus pauvres, les plus humbles d'entre eux, ce qui consent à sa veuve de vivre richement en France.
Quelle honte.
Mais votre pensée n'a pas été brûlée avec vous et survit, quoiqu'avec beaucoup de difficulté, à votre mort.
Vous fûtes, hélas, une des nombreuses victimes d'un credo religieux intolérant, qui se déguise aujourd'hui comme une église écuménique pour mieux enrôler toutes sortes de personnes qui, ne croyant à rien peuvent penser de croire en quelque chose.
Je pense à vous et à tous autres penseurs qui nous demandèrent de raisonner avec notre tête et non avec les diktats de prélats imbus de leurs fonctions et envoûtés de pouvoir.
Chrétiens, Catholiques, Musulmans, Juifs, tous se servent des masses populaires et des superstitions pour affirmer leur pouvoir. Mais ils se gardent bien d'êtres aux premières lignes.
Lâches, il envoient les autres et les fils des autres combattre leurs inutiles batailles, cependant qu'ils font recette - comme le fit ce Monsieur Arafat qui se disait le représentant des pauvres Palestiniens - des remises de tous les plus pauvres, les plus humbles d'entre eux, ce qui consent à sa veuve de vivre richement en France.
Quelle honte.
Sunday, February 3, 2019
MONSIEUR LE PRÉFET DE POLICE, MONSIEUR FOUCHÉ
Monsieur,
J'eu l'heur de connaître votre réputation de policier inexorable par l'entremise de certains de mes invités.
Je ressens un sentiment d'horreur et, en même temps, d'une étrange fascination et admiration.
Car, soyons sincères, il n'est point donné à tout un chacun de naviguer au dessus et au delà d'événements tels que nous avons connus et de maintenir un poste tel que le vôtre en survivant différents régimes, gouvernements, royaumes et empires...et caetera et caetera
Malgré l'horreur que vous m'inspirez, je dois, en toute sincérité, admettre que je vois en vous une certaine digne indignité
Veuillez agréer, Monsieur, l'hommage qu'une citoyenne rend à un laquais de l'autorité tels que ces Benallas qui, forts de l'écran de l'Elysée, remplissent - sans vergogne - leurs poches.
Je croyais qu'il ne pût y avoir de pires personnes que vous, Monsieur Fouché.
Voyez si je ne puis être plus sincère.
Hélas, lors de cette présente époque Macronienne, je me dois d'admettre qu'il y a pire car certains individus n'ont d'autre but que d'amasser de l'argent.
Je dois admettre que, même vous que je n'admirai jamais, êtes au dessus de ces laquais.
Vous pourriez être, Monsieur Fouché, au vu et en comparaison des hommes politiques de ce XXI ème siècle, un homme probe.
C'est dire si l'Histoire et discutable et opinable.
Veuillez agréer, l'expression de mon admiration pour sembler, quelque trois siècles plus tard, comme un exemple de la Raison d'Etat
Marie de Rabutin Chantal
Marquise de Sévigné
J'eu l'heur de connaître votre réputation de policier inexorable par l'entremise de certains de mes invités.
Je ressens un sentiment d'horreur et, en même temps, d'une étrange fascination et admiration.
Car, soyons sincères, il n'est point donné à tout un chacun de naviguer au dessus et au delà d'événements tels que nous avons connus et de maintenir un poste tel que le vôtre en survivant différents régimes, gouvernements, royaumes et empires...et caetera et caetera
Malgré l'horreur que vous m'inspirez, je dois, en toute sincérité, admettre que je vois en vous une certaine digne indignité
Veuillez agréer, Monsieur, l'hommage qu'une citoyenne rend à un laquais de l'autorité tels que ces Benallas qui, forts de l'écran de l'Elysée, remplissent - sans vergogne - leurs poches.
Je croyais qu'il ne pût y avoir de pires personnes que vous, Monsieur Fouché.
Voyez si je ne puis être plus sincère.
Hélas, lors de cette présente époque Macronienne, je me dois d'admettre qu'il y a pire car certains individus n'ont d'autre but que d'amasser de l'argent.
Je dois admettre que, même vous que je n'admirai jamais, êtes au dessus de ces laquais.
Vous pourriez être, Monsieur Fouché, au vu et en comparaison des hommes politiques de ce XXI ème siècle, un homme probe.
C'est dire si l'Histoire et discutable et opinable.
Veuillez agréer, l'expression de mon admiration pour sembler, quelque trois siècles plus tard, comme un exemple de la Raison d'Etat
Marie de Rabutin Chantal
Marquise de Sévigné
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