Monsieur l'Ambassadeur ..et plus !
Je n'ai point d'expérience diplomatique; tout juste mes observations des moyens qui diffusent les nouvelles ces jours-ci.
Je crois que Monsieur Washington et Monsieur de la Fayette seraient bien tristes de voir le petit sourire satisfait de Monsieur Poutine (Putin) quand on parle de ce petit aventurier de Trump qui - on ne comprend pas comment - devint le 45ème Président des USA.
Devrions-nous être suspicieux ?
Je suis certaine, Monsieur l'Ambassadeur, que vous avez certainement la réponse, connaissant l'étendue de vos contacts. Illuminez-nous, si toutefois cela soit possible.
Je vous en remercie d'avance et vous prie d'accepter l'expression de ma plus haute estime.
Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné
Monday, June 29, 2020
Wednesday, June 24, 2020
MON CHER MONSIEUR DE LA FONTAINE
Cher Monsieur,
Nulle nécessité de citer votre biographie car .. qui ne connait point vos fables et autres oeuvres ?
Il est toutefois certaines d'entre elles qui bien s'adaptent à nos années turbulentes.
Plus particulièrement, l'une d'entre elles me semble s'adapter au specimen (je ne puis en bonne conscience le définir "être humain") qui habite en ces jours à la Maison Blanche résidence des Présidents des Etats Unis d'Amérique.
C'est votre fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf
Une Grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n'était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant : Regardez bien, ma sœur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
— Nenni. — M'y voici donc ? — Point du tout. — M'y voilà ?
— Vous n'en approchez point. La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs,
Tout petit Prince a des Ambassadeurs,
Tout Marquis veut avoir des Pages.
Nulle nécessité de citer votre biographie car .. qui ne connait point vos fables et autres oeuvres ?
Il est toutefois certaines d'entre elles qui bien s'adaptent à nos années turbulentes.
Plus particulièrement, l'une d'entre elles me semble s'adapter au specimen (je ne puis en bonne conscience le définir "être humain") qui habite en ces jours à la Maison Blanche résidence des Présidents des Etats Unis d'Amérique.
C'est votre fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf
Une Grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n'était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant : Regardez bien, ma sœur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
— Nenni. — M'y voici donc ? — Point du tout. — M'y voilà ?
— Vous n'en approchez point. La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs,
Tout petit Prince a des Ambassadeurs,
Tout Marquis veut avoir des Pages.
Wednesday, June 10, 2020
MESSIEURS LES BIEN-PENSANTS ET SOI-DISANT ORGANISMES INTERNATIONAUX
Je suis peut-être mal placée, étant née il y a quelques siècles, pour juger des situations actuelles.
Je ne puis nier les dommages que firent les colonisations de la part des Européens en Asie, Amérique, Afrique, il y a de cela des siècles ..des décennies.
Mais demandons-nous:
- Depuis que nombre de ces pays autrefois colonisés ont obtenu leur indépendance, combien d'entre eux ont-ils obtenu le bonheur pour leur populations ?
- Depuis leur indépendance, payée à cher prix, combien de ces populations sont-elles vraiment libres de s'exprimer sans risques de la part de leurs gouvernements ?
- L'hégémonie des colons n'a-t-elle pas été remplacée par nombre de despotes locaux qui ont infligé à leurs populations des dommages supérieurs à ceux des colons?
- Le despotisme colonial n'a-t-il pas été remplacé par une multitude de despotismes tribaux ?
Ce sont des questions que je me pose et qui ne trouvent nulle part des réponses.
Car nous traitons de problèmes qui concernent des faits d'il y a quelques siècles.
Ce qui, au regard d'aujourd'hui est insupportable, est qu'un Président des Etats Unis d'Amérique soit un raciste qui invente des histoires pour justifier la mort d'un homme qui a la peau d'une couleur différente.
Mais je suppose que, vu le niveau intellectuel de l'actuel habitant de la Maison Blanche, il n'ait jamais lu la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Je suis, Messieurs, bien triste que des siècles n'aient point résolu ces dilemmes et qu'encore, de mon XVIIème siècle, je doive en parler mais n'est-ce pas le propre de l'être humain de toujours s'interroger ?
Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné
Je ne puis nier les dommages que firent les colonisations de la part des Européens en Asie, Amérique, Afrique, il y a de cela des siècles ..des décennies.
Mais demandons-nous:
- Depuis que nombre de ces pays autrefois colonisés ont obtenu leur indépendance, combien d'entre eux ont-ils obtenu le bonheur pour leur populations ?
- Depuis leur indépendance, payée à cher prix, combien de ces populations sont-elles vraiment libres de s'exprimer sans risques de la part de leurs gouvernements ?
- L'hégémonie des colons n'a-t-elle pas été remplacée par nombre de despotes locaux qui ont infligé à leurs populations des dommages supérieurs à ceux des colons?
- Le despotisme colonial n'a-t-il pas été remplacé par une multitude de despotismes tribaux ?
Ce sont des questions que je me pose et qui ne trouvent nulle part des réponses.
Car nous traitons de problèmes qui concernent des faits d'il y a quelques siècles.
Ce qui, au regard d'aujourd'hui est insupportable, est qu'un Président des Etats Unis d'Amérique soit un raciste qui invente des histoires pour justifier la mort d'un homme qui a la peau d'une couleur différente.
Mais je suppose que, vu le niveau intellectuel de l'actuel habitant de la Maison Blanche, il n'ait jamais lu la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Je suis, Messieurs, bien triste que des siècles n'aient point résolu ces dilemmes et qu'encore, de mon XVIIème siècle, je doive en parler mais n'est-ce pas le propre de l'être humain de toujours s'interroger ?
Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné
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