Sunday, May 20, 2018

MONSIEUR GALILEO GALILEI !

Cher Monsieur, 

Vous fûtes en votre temps, par les soi-disant détenteurs de la Vérité Absolue qui règnaient au Vatican, bafoué, menacé, maltraité, restreint,  jusqu'à vous obliger de vous dédire et de dénoncer vos oeuvres scientifiques comme totalement absurdes, faute de quoi vous eusses été brûlé sur l'échafaud comme un vulgaire brigand..

Nous savons aujourd'hui et depuis bien longtemps que vous étiez dans le vrai.
Mais il fallut au Vatican 300 ans (TROIS SIÈCLES) pour reconnaître cette vérité scientifique.

C'est ainsi que l'Église catholique reconnaît toujours trop tard ses propres méfaits.
C'est ainsi que les abus sexuels sur les mineurs, dont elle eût avoir la garde e la défense, furent toujours dénoncés trop tard et ce grâce aux atermoiements de ce sempiternel Vatican qui place sa politique au dessus du bien-être des personnes qui lui sont confiées.

En ce jour, aniversaire de la mort de Tommaso Campanella, permettez-moi, Maître Galileo, de me souvenir de vous aussi.

L'intelligence, hélas, ainsi que nous le voyons en ces jours modernes aux États-Unis d'Amérique et ailleurs, est bannie pour faire place à la plus grossière expression de l'ignorance.

Les siècles passent sans pour autant, du point de vue de la politique, nous donner l'espoir d'une plus glorieuse ère des Lumières !

Je vous sais gré de vos découvertes, Monsieur Galileo Galilei, car elles ont ouverts de bien grand horizons dans mon esprit et vous prie d'accepter, avec mon infinie gratitude

L'expression de mon estime et de mon amitié

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné

Saturday, May 12, 2018

MONSEIGNEUR METTERNICH !

Monsieur le Prince Klemens Von Metternich,

Vous me fûtes indiqué par Monsieur de Talleyrand comme étant son meilleur et plus illustre adversaire.
C'est tout dire !

Car, enfin, Monsieur de Talleyrand était certain d'être le meilleur, le plus agile et informé de tous les diplomates.

Puis-je dire que j'eusse aimé - dans un projet un peu fantasque - de voir vos deux personnes (et intelligences) unies pour dessiner une Europe qui ne fût point seulement politique, point seulement le raccomodement de blessures atroces mais le début d'une Nation qui pût unir toutes les ethnies, les traditions, les habitudes des gens de pays et us divers.

Nous nous faisions à cette idée, encore qu'avec beaucoup de difficultés.Car enfin, passer d'une frontière à l'autre, d'un jour à l'autre, avec tout juste une Carte d'Identité,  est assez surprenant.

Mais voilà que des berges d'Afrique, de ces anciennes colonies, arrivent aujourd'hui des multitudes de personnes dont nous ne savons rien.
Nombre de ces personnes fuient des guerres intestines.
Ce qui m'étonne, Monsieur, c'est que ce ne sont pas les plus faibles qui fuient.
Ce sont les plus jeunes, les plus forts qui sont censés lutter pour les idées qu'ils professent.
Mais si les plus forts s'en vont, qui restera-t-il pour défendre leurs ideaux ?

Entretemps, quelle est leur vie en Europe?
Nombre d'entre eux est happé par les organisations criminelles.
Ce faisant, les autoctones deviennent de plus en plus intolérants car les petits délits (ceux que les forces de l'ordre n'enregistrent même plus) continuent de croître: vols, harassement, etc).

C'est ainsi que croît la haine entre ceux qui ont peu et ceux qui n'ont rien.
Avec la différence que ceux qui ont peu répondent à la loi mais ceux qui n'ont rien n'y répondent pas car ils n'ont rien à perdre.

C'est une perspective assez grise, Monsieur, et qui ne trouve de solution à bref ou moyen terme.
Tout l'argent envoyé aux anciennes colonies n'a qu'enrichi les satrapes au pouvoir, sans alléger les malheurs des populations, à tel point que celles-ci étaient moins à plaindre à l'époque des colonies au'aujourd'hui.

Vous avez assurément plus de réponses que je ne puis me donner et vous saurais gré de m'en faire part.

Avec mes sentiments les plus admiratifs

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné