Friday, October 6, 2017

A MONSIEUR LE MARÉCHAL DE FRANCE, MAURICE DE SAXE

Monseigneur,

Je lus tout dernièrement certains ouvrages qui vous concernent.
Plus particulièrement, une de vos citations arrêtat mon attention:

“Une bataille perdue, c’est une bataille qu’on croit perdue.”

Merci, Monsieur le Maréchal, pour cette perle de sagesse que j'espère voir reprise
par la jeunesse qui lutte pour l'Egalité, la Fraternité, la Justice.

Non seulement en France. Car cette exigence est universelle.
Encore faut-il que  les pays qui baissent la tête commencent à la lever!

Pensez-vous que les libertés d'aujourd'hui n'ont rien coûté à ceux qui les ont acquises?
Croyez-vous que les paysans misérables des siècles derniers, les émigrants, les mineurs,
aient trouvé leur pain quotidien en s'asseyant tranquillement dans l'attente que quelqu'un
leur portât leur déjeuner?

Je crois en la maxime qui déclare que le travail ennoblit l'homme.
Trouvons donc, avec la juste législation, le moyen de donner à tous les migrants qui arrivent, quelqu'occupation d'intérêt social qui leur donne un peu de dignité et qui, en même temps
leur reconnaisse une contribution positive.

Peut-être, alors, les citoyens les verront-ils avec un autre oeil.

Cher Maréchal, mais que le monde d'aujourd'huy est donc bien compliqué.
J'attends vos commentaires car, enfin, je me rends bien compte que je dois vous sembler
révolutionnaire. Mais non, Cher maréchal: je suis simplement raisonnable.

Avec mes remerciements pour votre attention et votre habituel esprit,
Je suis
Votre bien Humble amie

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné



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