Wednesday, March 9, 2016

MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE FRANCE

Monsieur le Président, 

Je m'évertue à comprendre pour quelles raisons profondes ou diplomatiques - si ce n'est gouvernementales - votre ancienne partenaire (c'est ainsi que l'on définit une maîtresse aujourd'hui, n'est-ce pas?...Madame de Montespan eût aimé cette définition) et mère de vos enfants, Madame Ségolène Royal, vous fût compagne de voyage en ce qui devait être une négociation de politique étrangère dans la belle ville de Venise (ah! Venise...quelle ville merveilleuse et étrange, prise entre occident et orient).

Que dit à ce propos votre Ministre des Affaires Étrangères, Monsieur Jean-Marc Ayrault?
Et qu'en dit Monsieur Valls (quel nom adorable d'une danse qui révolutionna l'art de la danse grâce à Monsieur Strauss) ?

Tout cela me semble bien confus et - dirais-je - du plus bas empire romain.

Vous semblez, Monsieur le Président, imperméable à toute critique.
Toutefois, souvenez-vous que l'Histoire est impitoyable.
Tant pour les succès que pour les défaites.

Je vous prie de remettre mes salutations les plus sincères à Madame Ségolène Royal que je plains de se voir obligée, obtorto collo, à se prêter à la mascarade vénitienne.

Je suis, Monsieur le Président, avec mes salutations les plus formelles

Marie de Rabutin-Chantal
Marquise de Sévigné


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