Madame, Très Chère Marquise,
Vous me citâtes quelques fois et mon orgueil s'en enflat grandement.
Toutefois, puis-je dire que toutes ces nouvelles, qui me firent devenir un 'Deus Ex Machina'
de cette grande Révolution de 1789, furent un petit peu exagérées?
Vraiment, je ne pensais pas que mes petites notes écrites dussent avoir un effet si terrible.
Je me vois enfin contraint de voyager deci et delà car tout Roi, toute Reine, tout Empereur pense
au jour d'aujourd'huy que je puisse l'aider dans sa passion de refouler les demandes absurdes
de ses sujets: être égaux.
Comment un gueu pourrait-il être égal d'un noble ?
Mais encore - car je suis philosophe - comment pourrais-je réfuter cette thèse ?
Vous me voyez confus, Madame la Marquise et je suis certain que dans les siècles à venir, quiconque dira 'Voltaire' trouvera dans mes écrits de quoi croire à tout et à tout son contraire.
Veuillez agréer, madame la Marquise, vous qui fûtes toujours un exemple de bonté et de beauté
Les salutations les plus reconnaissantes de votre Serviteur qui se signe comme
Voltaire
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